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L'okapi

L'OKAPI

Okapi1 

 

L'okapi qui vit dans les épaisses forêts africaines est le plus proche parent de la girafe. Il est si discret qu'il ne fut connu des européens qu'au début du siècle seulement. L'okapi ressemble plus à un zèbre qu'à son unique parent, la girafe. Le mâle porte la seule caractéristique commune aux 2 espèces, les petites cornes du front qui sont toujours recouvertes de peau.

Moeurs et habitat :

L'okapi est un animal diurne qui préfère les zones de forêt les plus luxuriantes. Il s'y déplace le long des sentiers bien marqués dans la végétation épaisse. Il semble fréquenter plus particulièrement les grandes clairières et les zones de brousse, surtout celles qui sont proches de l'eau. Mais là où la voûte forestière est très épaisse, les arbustes sur lesquels l'okapi trouve sa nourriture sont rares et les conditions ne lui sont donc pas aussi favorables. Des glandes situées entre les sabots de l'okapi sécrètent une substance odorante qu'il utilise pour marquer son territoire. On l'a également vu arroser les buissons d'urine. Ces comportements suggèrent un instinct territorial, même s'il s'agit plus simplement de protéger les sites de repos. L'unique ennemi naturel de l'okapi dans ce milieu est la panthère. Lorsqu'ils sont face à face, l'okapi, qui est normalement un animal timide et fuyant, se défend en laçant des ruades. L'okapi est de plus en plus menacé par le braconnage des tribus locales.

Okapi tête tournée

Alimentation :  

Comme la girafe, l'okapi broute sur les arbres dont les jeunes pousses sont sa nourriture favorite. Il se nourrit aussi de feuilles, de fruits et de graines, avec quelques graminée et fougères. Il mange en attrapant la branche avec sa langue pour l'attirer à sa portée. Les canines lobées qui sont une caractéristique de cette famille sont une adaptation qui permettent d'éfeuiller les arbustes. On croit aussi que l'okapi lèche l'argile sulfureuse qu'il trouve près des points d'eau pour se procurer les sels minéraux essentiels. L'okapi ne peut ni sauter ni se dresser sur les pattes postérieures. Son cou beaucoup plus court que celui de la girafe reste extrèmement souple et, avec sa très longue langue, il peut atteindre les branches situées à 3 mètres du sol.

Okapi mange

Reproduction :

Mâles et femelles vivent en solitaires ou en petits groupes éphémères et ne semblent se rejoindre que pour l'accouplement. On pense qu'ils sont attirés l'un vers l'autre par l'odeur et que la femelle signale qu'elle est en chaleur en marquant la zone d'urine. Le mâle parade devant elle en retroussant les lèvres et en montrant sa gorge blanche, tête rejetée en arrière. La femelle est d'abort agressive, mais accepte finalement le mâle. Les jeunes peuvent naître en toute saison, mais il semble que les naissances aient lieu pendant les plus grosses pluies, lorsque la mère et les jeunes peuvent trouver des nouvelles pousses en abondance.

La femelle se réfugie au plus profond de la jungle pour mettre bas. Son unique jeune peut se dresser sur ses pattes et téter 6 à 12 heures après la naissance. Il ressemble fort peu à l'adulte : la tête est proportionnellement plus petite, le cou plus court et les pattes plus épaisses et plus longues. Il porte jusque sur le dos une crinère noire hérissée qui tombera plus tard. En captivité comme dans la nature, la mère protège sauvagement son petit. Dans son milieu naturel, elle le cache dans la jungle et revient le nourrir à intervalles réguliers, guidée par ses bêlements. Le jeune okapi commence à brouter à 6 semaines, mais tète encore pendant 6 mois et ne sera indépendant qu'à 9 mois.

Jeune okapi 

L'okapi et l'homme :

Les scientifiques apprirent l'existence de l'okapi à la fin du XIXème siècle, grâce à l'explorateur anglais Sir Johnston, gouverneur de l'Ouganda. Il fut surpris de constater que les indigènes n'avaient pas peur des chevaux des nouveaux colons. Ils répondirent à ses interrogations en affirmant qu'ils pouvaient capturer des animaux semblables dans la jungle et lui apportèrent des morceaux de peau d'okapi.

La Société zoologique de Londres examina ce "nouvel" animal Equus johnstoni, le cheval de Johnston. Ce n'est que plus tard, lorsqu'une peau entière et une partie du squelette furent envoyés à Londres, que les scientifiques découvrirent que l'okapi n'était pas un cheval.

Depuis, la plus grande partie de ce que nous savons de l'okapi vient de l'étude des animaux captifs. L'okapi est si discret dans son milieu naturel et son ouïe est si développée qu'il fuit au moindre bruit. Son camouflage est si efficace que l'okapi est presque impossible à observer dans la nature.

 

Répartition :

Vit uniquement dans la forêt équatoriale humide de l'Ituri au Zaïre central et oriental, près de ma frontière ougandaise.

 

Deux Okapis 

    DIMENSIONS              REPRODUCTION      MODE DE VIE 
 Longueur : 2-2,1m. Maturité sexuelle : femelle, à partir de 9 mois; mâle plus tard. Moeurs : solitaire ou en petit groupe éphémère.
 Hauteur au garrot : 1,5-1,7m. Accouplements : mai-juin ou novembre-décembre, possible en toute saison. Régime : feuilles, fruits et graines.
 Poids : 200-250kg. Gestation : 14-15,5 mois. Cri : toux. La femelle mugit. Les jeunes bêlent.
  Portée : 1 jeune. Longévité : 33 ans pour le plus agé en captivité.

Voir L'oryx

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